P O È M E S
G e d i c h t e

L'Amicale,
Elle est née par un beau jour d'été.
Et comme nous l'avions souhaité
Beaucoup à nous se sont ralliés
Nous pensions, en les écoutant, pouvoir les aider
Tous ceux qui comme nous n'ont pas de véritable identité.
Pardonnez moi, très simple est mon vocabulaire
Je n'ai pas eu le temps de trouver toutes les pages du dictionnaire
Mais pour dire ce que l'on a au fond du coeur, il n'y a pas besoin de décodeur.
Nous nous tendons les mains
Car nous allons vers le même chemin
Qui nous l'espérons tous, nous mènera à une vérité
Toutes ces questions posées, qui finissent par nous obséder.
Par un acte interdit, on nous a donné jour
Mais projetés ainsi dans un monde sans amour
Pourquoi tant de haine envers nous, tous ces non dits
Qui, pour beaucoup ont empoisonné nos vies
Si c'était pour nous protéger
Cela n'empêchait pas de nous aimer.
Je ne parlerai pas des horreurs
C'est trop dur, cela fait mal au coeur
Pourtant certains d'entre nous
Resteront marqués, ils n'oublieront pas du tout.
Mais pourquoi, pourquoi, on ne le sait pas
Alors on cherche, encore et toujours ce qu'on ne dit pas.
Un coup de téléphone, au bout du fil une voix toute tremblante
Nous dit voilà, je suis moi aussi dans la tourmente
Elle raconte son histoire, si semblable à la nôtre
Elle n'osait en parler à personne, mais à nous elle se libère, elle sanglote
De confidences en confidences, s'installe la confiance
Ainsi s'enchaîne les liens, alors je pense que l'idée n'était pas banale.
Vive l'Amicale
Monique


Arraché à sa Terre...

Que sait-on de ces jeunes hommes
Qu'on est allé chercher
Loin, sur leurs belles terres natales,
En vue d'une grande épopée... ?

À 17 ans, ils quittèrent leurs doux nids,
Leurs familles, leurs maisons et leurs amis,
Obligés de taire leurs tendres insouciances,
Bien qu'ils furent encore dans l'adolescence !

Ils devaient à tout, promptement renoncer,
Le savaient-ils ? Pour ne jamais y revenir,
Un adieu rapide à tout' la maisonnée
En se retournant, des larmes, en guise de sourire !

Cett' multitude de jeunes immatures,
Fut du jour au lendemain,
Plongée dans un monde trop mature,
Fait de douleurs, de chagrins.

Face à la souffrance, au malheur,
Il fallait tout endurer,
Endurcir leurs tendr' et jeunes curs,
Personne pour les conseiller !


4 ou 5 ans de galère
Pour un triste résultat !
Oublier sa patrie chère !
Surtout la " Dolce Vita " !

Ils ne revirent plus jamais
Le tendre nid de leur enfance
Et durent adopter la France
Et y vivre sans se retourner !

Mon père, pour nous protéger
Ne nous parla pas de la guerre,
Et tut la langue de sa mère
Face aux viles imbécillités !

À son absence, j'ai le remède,
Privée de ses mots, de cett' vie,
Orpheline, je rêve et me dis :
" Vati, mein lieblinger Held " !

A. Kliewer. 28. 03. 2008.


Ma Terre...

Petit point dans l'univers
Où s'est développée la Vie.
Petit point dans l'univers
Petit caillou dans l'infini.

Multitude de paysages,
Variétés d'espèces humaines !
Multitude de beaux rivages,
Et d'existences inhumaines !

Mais il existe mon paradis
Sur ce volume inconnu,
Que de tout cur je chéris,
Et qui ne m'est plus méconnu.

Un petit coin de verdure,
Où je m'y sens à mon aise;
Qui fut pourtant une blessure,
Et laissa un profond malaise.

C'est le terroir de mes ancêtres,
Celui dont je suis pétrie,
Où sont nés de grands hommes :
Goethe, Schiller, Lessing, Novalis.

C'est mon refuge, ma Terre d'ancrage
Où la rigueur fait bon ménage
Avec la bière évidemment !

A. Kliewer. Mai. 2008.
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